J'ai découvert tout récemment le manga Dragon Head, et je dois avouer que je me régale.
C'est un vrai condensé de tout l'imaginaire et de tout l'ésotérisme apocalyptique qui inonde la production orientale. Et comme tout oriental digne de ce nom, l'auteur s'éloigne de la conception américaine du film catastrophe, où les désastres naturels ou provoqués par l'homme servent à mettre à l'épreuve le courage du héros, sa capacité à surmonter les épreuves et s'il le faut, à reconstruire un nouveau monde, lui préférant une philosophie bien moins positiviste : la fin du monde est inéluctable, ça fait partie du cycle naturel des choses que de disparaitre un jour, et toutes les épreuves traversées par les héros ne mènent qu'à la compréhension de cet ordre universel. Une quête euristique donc, qui commence par la contemplation de l'abîme insondable au fond duquel on devine des forces inconnues et incontrôlables capables de tout ravager en surface :
C'est un vrai condensé de tout l'imaginaire et de tout l'ésotérisme apocalyptique qui inonde la production orientale. Et comme tout oriental digne de ce nom, l'auteur s'éloigne de la conception américaine du film catastrophe, où les désastres naturels ou provoqués par l'homme servent à mettre à l'épreuve le courage du héros, sa capacité à surmonter les épreuves et s'il le faut, à reconstruire un nouveau monde, lui préférant une philosophie bien moins positiviste : la fin du monde est inéluctable, ça fait partie du cycle naturel des choses que de disparaitre un jour, et toutes les épreuves traversées par les héros ne mènent qu'à la compréhension de cet ordre universel. Une quête euristique donc, qui commence par la contemplation de l'abîme insondable au fond duquel on devine des forces inconnues et incontrôlables capables de tout ravager en surface :

Mochizuki, Dragon head, 1999
Face à un énorme cratère qui crache de la lave sans cesse, Teru et Ako ont la brillante idée de tenter d'aller voir en hélico ce qu'il y a au fond, sans y parvenir tellement le volcan est profond
Otomo, Akira, 1984
Le cratère de la"bombe" exerce une identique fascination sur la bande de motards de Kaneda, qui vient de braver les interdits pour aller le contempler.

Toriyama, Dragon Ball, 1990
Son Goku et Freezer se battent au-dessus un gouffre donnant directement sur le ceour de la planète Namek, qui ne va pas tarder à disparaître au milieu d'un beau feu d'artifices.
Clamp, Tsubasa Reservoir Chronicle, 2004
(en empruntant les héros et la trame fin-du monde style à leur vieux classique X, de 1992)
Le cratère de la"bombe" exerce une identique fascination sur la bande de motards de Kaneda, qui vient de braver les interdits pour aller le contempler.

Toriyama, Dragon Ball, 1990
Son Goku et Freezer se battent au-dessus un gouffre donnant directement sur le ceour de la planète Namek, qui ne va pas tarder à disparaître au milieu d'un beau feu d'artifices.
Ok, parler de quête euristique n'est sans doute pas le meilleur qualificatif pour Dragon Ball. Pourquoi Son Goku s'embêterait-il à chercher du sens, alors que se battre est si primairement jouissif? N'empêche, les images de Namek au bord de l'explosion, au milieu de colonnes de feu, de tornades et de tempêtes d'éclairs, sont parmi les plus belles que nous ont laissé les mangas, et une bonne moitié des scènes de destruction de Dragon Head lui est, à mon avis, directement redevable.
L'autre moitié pioche un peu partout (faut dire qu'il y a où piocher dans les classiques japonais). On trouve ainsi des tsunamis :

Ou, la dernière mode, style Planète des singes, dessiner l'immeuble phare de Tokyo avec les deux tours (si quelqu'un connait son nom ça m'arrangerait) au milieu de la désolation et du vide
Mochizuki, Dragon head, 1999
L'autre moitié pioche un peu partout (faut dire qu'il y a où piocher dans les classiques japonais). On trouve ainsi des tsunamis :

Mochizuki, Dragon Head, 1999
Ou, la dernière mode, style Planète des singes, dessiner l'immeuble phare de Tokyo avec les deux tours (si quelqu'un connait son nom ça m'arrangerait) au milieu de la désolation et du vide
Clamp, Tsubasa Reservoir Chronicle, 2004
(en empruntant les héros et la trame fin-du monde style à leur vieux classique X, de 1992)





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