La couverture était alléchante : Herbert, de dos, se dirigeant vers un chateau, de toute évidence celui de son père, comme le laisse présager le titre "Retour en fanfare". Je m'attendais donc à un numéro classique, apaisé, destiné à relancer la série Donjon en lançant quelques révélations et en fermant quelques lignes de l'intrigue après plusieurs numéros qui partaient un peu dans tous les sens.
Que chi! C'est sans compter sans la soif de destruction de Trondheim et sa clique. Cette fois, le terrain de jeu pour leurs pulsions dévastatrices sera Vaucasson, ville natale d'Herbert, ville corrompue et décadante, à l'image de l'ensemble de Terra Amata. Un espace en particulier témoigne de la déchéance. Il s'agit du Colisée en ruines, où, au milieu de gradins vides, les rejetons de la noblesse recoivent une éducation spartiate qu'ils n'arrivent plus à intégrer :
Que chi! C'est sans compter sans la soif de destruction de Trondheim et sa clique. Cette fois, le terrain de jeu pour leurs pulsions dévastatrices sera Vaucasson, ville natale d'Herbert, ville corrompue et décadante, à l'image de l'ensemble de Terra Amata. Un espace en particulier témoigne de la déchéance. Il s'agit du Colisée en ruines, où, au milieu de gradins vides, les rejetons de la noblesse recoivent une éducation spartiate qu'ils n'arrivent plus à intégrer :

Donjon, Trondheim, Sfar et Boulet, 2007
Un prof sadique, pris légèrement en contreplongée, des ruines greco-romaines, la machine à recycler Donjon n'a pu puiser son inpiration que là :

Les Chevaliers du Zodiaque, Kurumada, 1986
Ok, des profs sadiques il y en a des tonnes dans l'univers de la BD, mais avouons-le, l'entraînement des petits orphelins de la fondation Graad (qui étaient aussi aristocrates, puisque bâtards de M. Kido), ça atteignait des sommets de raffinement...
Puis coup de théâtre. Comment ne l'ai-pas vu venir? Herbert pénètre dans le Colisée et se transforme dans une créature indéfinissable, à l'image de la très célèbre tranformation de Tetsuo en masse tentaculaire dans le stade de Neo-Tokyo :
Puis coup de théâtre. Comment ne l'ai-pas vu venir? Herbert pénètre dans le Colisée et se transforme dans une créature indéfinissable, à l'image de la très célèbre tranformation de Tetsuo en masse tentaculaire dans le stade de Neo-Tokyo :


Akira, Otomo, 1993
Le stade-colisée restant tristement vides, l'action se déplace ensuite vers les coulisses du spectacles, le dédale de couloirs qui entourent les deux bâtiments et qui grouillent eux d'un petit monde, en particulier de dizaines de soldats qui ne tarderont pas à être transformés en paté pour chiens :


Bref, le rapprochement entre Herbert et Tetsuo semble explicite. Car finalement, leur destin est-il si différent? Il sont les héraults de l'apocalypse qui détruira le vieux monde corrompu, pour que de ses cendres en naisse un nouveau...
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